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Congrès SFMES-SFTS 2017 – Comment choisir une chaussure pour marcher/courir ?

François Pierre (podologue, Marseille) / Congrès SFMES-SFTS (21-23 septembre 2017)

Le choix des chaussures de sport est un achat délicat, car très influencé par les publicités et les vendeurs de chaussures. Les conseils de ces derniers, qui n’ont aucune formation médicale, ne sont pas une garantie contre un mauvais choix.

Plusieurs critères
Globalement, il faut prendre des chaussures dans lesquelles le confort est présent dès l’essayage en magasin. Les chaussures devront bénéficier d’un contrefort solide et d’un système de laçage classique. Pour tout ce qui est en rapport avec le poids du sportif, de la surface sur laquelle se pratique le sport et le kilométrage parcouru, il est souhaitable de demander conseil aux vendeurs.
En revanche, dès qu’il y a une notion de déroulé du pas, il ne faut pas écouter leurs conseils et choisir des chaussures strictement universelles sans aucun “contrôle antipronation”, etc. Le choix d’une chaussure universelle stricte peut se concrétiser par le repérage de couleurs au niveau de la semelle externe de la chaussure. S’il existe des couleurs différentes, elles doivent être symétriques, c’est-à-dire sur le côté interne ET externe de la semelle extérieure. Cependant, si la différence de couleurs ne se trouve que du côté interne, cela est synonyme d’un “contrôle antipronation” responsable de nombre de blessures…

Faut-il opter pour le minimaliste ?
Pour ce qui concerne l’amorti, il n’est pas conseillé de choisir des chaussures “tout amorti”, car trop d’amorti tue l’amorti, et cela a surtout pour conséquence d’augmenter de façon excessive le temps de charge des différents segments ostéoarticulaires du pied qui ne sont pas faits pour être “en charge” aussi longtemps. Est-il pour autant souhaitable de rentrer dans la mode “minimaliste” ? Nous ne le pensons pas, même s’il n’existe à ce jour aucune preuve scientifique pour ou contre le minimaliste. En revanche, il est certain que le passage d’une technique de course à une autre représente un risque majeur de blessure. Si la conviction du sportif est de changer, l’adaptation devra se faire très progressivement, tout en sachant qu’en minimaliste la fonction naturelle d’amorti de l’arrière-pied n’existe plus et que, par conséquent, il est déconseillé de pratiquer cette course sur un sol en béton.