Accueil / Dossiers / La pubalgie / Comprendre les techniques chirurgicales à partir de la physiopathologie

Dossier : La pubalgie

Comprendre les techniques chirurgicales à partir de la physiopathologie

Réduction de la déhiscence des obliques abdominaux

Le grand principe est d’abord et avant tout de réduire la déhiscence des obliques abdominaux et permettre un renforcement pariétal. Ceci résulte des techniques de Nesovic, Bassini et Shouldice. La technique repose sur une oblitération de la déhiscence pariétale en ayant bien à l’esprit que les prothèses synthétiques sont rigoureusement proscrites chez les sportifs de haut niveau. Le principe repose sur une myo-fascio-plastie profonde avec un abaissement du tendon conjoint et suture sur le ligament inguinal associé à une fascio-plastie superficielle par fermeture de l’aponévrose superficielle (Fig. 21 et 22).

pubalgie-21

Figure 21 – Principe de la chirurgie de Nesovic.

Figure 22 – Vue post-opératoire (Pr Jaeger).

Ceci aboutit à un renforcement de la déhiscence correspondant au signe de Malgaigne, expression de cette faiblesse pariétale.

Chirurgie des adducteurs

Reste posée, en association à cette technique, la chirurgie des adducteurs qui reposera bien évidemment sur l’appréciation clinique et l’imagerie. Ceci permettra de faire la part entre ce qui est potentiellement susceptible de répondre à un traitement par rééducation fonctionnelle ou chirurgie. Le principe chirurgical repose sur une ténotomie proximale du long adducteur avec excision éventuelle de nodules, fibrose ou kyste (Fig. 23).

pubalgie-23

Figure 23 – Échographie montrant un kyste de l’adducteur.

Cette technique est rarement préconisée de première intention, mais lorsque la sémiologie abdominale s’associe à la sémiologie de l’adducteur, l’imagerie est fondamentale pour effectuer ce geste en un seul temps.

Neurolyse des nerfs ilio-inguinaux et iliohypogastriques

Enfin, la tendance aujourd’hui est d’associer à ces techniques une neurolyse des nerfs ilio-inguinaux et ilio-hypogastriques (19) qui sont probablement la source de douleurs résiduelles lorsque non traitées par névrome sur la plage cicatricielle.