Dossier : LA FATIGUE CHEZ LES SPORTIFS DE HAUT NIVEAU

Introduction

En 1999, en relation avec le Dr Jean-Pierre Fouillot, une approche innovante dans le sport de haut niveau s’est développée au Centre national de ski nordique et de moyenne montagne (CNSNMM) de Prémanon : l’évaluation de l’activité neurovégétative à partir de la mesure de la variabilité de la fréquence cardiaque. Cette approche a été un grand pas vers l’amélioration de l’individualisation de l’entraînement. Elle a d’abord permis de détecter précocement les épisodes ainsi que les différents types de fatigues et donc de réagir beaucoup plus tôt en limitant au maximum les effets négatifs. Puis, dans un deuxième temps, cette méthode a permis d’individualiser l’entraînement en fonction des niveaux d’énergie ortho- et parasympathiques et de l’équilibre neurovégétatif.

Depuis 2000, de nombreux athlètes de haut niveau, ainsi que leurs entraîneurs, ont été suivis et conseillés en utilisant cette méthode. Elle a montré toute son efficacité à la fois dans des disciplines d’endurance : biathlon, combiné nordique, ski de fond, triathlon, canoë-kayak, aviron, course à pied, cyclisme, VTT, mais aussi dans le football, le tennis, le tir sportif et la voile.

À ce jour, plus de 650 athlètes de niveau international ont pu en bénéficier au sein du CNSNMM de Prémanon.

Dans le sport de haut niveau, l’alternance des charges d’entraînement et de la récupération est planifiée et régulée afin de perturber transitoirement l’équilibre homéostatique pour amener, suite à la réaction de l’organisme, un niveau de performance supérieur (1). Cette gestion de l’entraînement doit permettre d’éviter l’accumulation de fatigue qui peut dégrader le niveau de performance.