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Dossier : LA FATIGUE CHEZ LES SPORTIFS DE HAUT NIVEAU

Description du test de mesure de la VFC

Le test est réalisé éveillé, au repos en position couchée et lors du passage actif en orthostatisme suivi d’une période de repos debout.

Généralités 

Dans le cadre de l’entraînement d’un groupe de sportifs, ce test peut être réalisé simultanément par plusieurs sportifs. Le test s’adapte aux spécificités de la discipline sportive et de la stratégie d’entraînement. Attention : le test VFC (ou HRV pour heart rate variability), réalisé dans les deux jours suivant une compétition ou une séance intensive relate l’effet aigu de la déstabilisation du système neurovégétatif dû à la compétition ou à la séance d’entraînement intensive. Il ne faut donc pas qu’il y ait d’entraînement intensif dans les deux jours précédant ce test si on veut analyser l’état basal du sportif.

Possibles placements des tests VFC 

• En fin de semaine de régénération, par exemple lors d’un cycle d’entraînement de 4 semaines avec 3 semaines de charge et 1 semaine de décharge.

• Le mercredi matin, en cas de compétition réalisée le dimanche : ce délai de récupération permet, si une situation de fatigue ne s’est pas manifestée, un retour à l’état basal de repos. Si ce n’est pas le cas, il va alors être possible de suivre l’évolution de la fatigue et de la caractériser à partir de ce test.

• Les compétitions n’ont pas toujours lieu les week-ends (suivant les disciplines), et pour certaines disciplines elles sont même programmées pendant la semaine. Proposer alors génériquement un relevé tous les 15 jours à distance d’une compétition (au moins trois jours).

• “Suivi” de cinétique après compétition (ou entraînement ressemblant à une compétition) : idéalement tous les matins de la semaine.

• La veille d’une compétition, le matin, au réveil, après avoir été aux toilettes.

Déroulement 

Matériel et mise en place

La ceinture enregistreuse Memory Belt Suunto® est préconisée, car elle permet un enregistrement continu de l’intervalle R-R sans que le sujet puisse contrôler sa FC (pas d’affichage) et agir sur son rythme cardiaque (respiration accélérée ou ralentie consciemment par exemple). Mais cela peut être Polar® ou d’autres marques à condition d’avoir l’intervalle R-R. La ceinture est placée sur la poitrine. La peau sous les électrodes est légèrement frottée à l’aide d’un morceau de tampon Scotch-Brite® afin d’enlever la couche kératinisée (cellules isolantes ± détachées) de la peau. De l’eau est pulvérisée sur la peau, à l’emplacement des électrodes, afin de garantir un bon contact électrique et d’éviter les artéfacts. La ceinture doit être suffisamment serrée afin que les électrodes soient parfaitement au contact de la peau.

Protocole du test

Au réveil, après avoir été aux toilettes (la vessie pleine augmente le tonus orthosympathique), le sujet se met en position de repos couché. Il reste dans cette position couchée dans une ambiance calme et sans bruit pendant 8 minutes en se relaxant sans penser à quoi que ce soit de précis ; à la minute 8 du test, il se met lentement en position debout et va rester debout sans bouger pendant 6 minutes. Pendant ces 6 minutes, il doit être immobile, sans déplacer les pieds ni exercer de pressions alternées d’un pied sur l’autre, même s’il ressent des impatiences au niveau des jambes. Il doit se relâcher et ne pas focaliser sa pensée sur quelque chose de précis. La durée totale du test est de 14 minutes.