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Dossier : Sports et grossesse

Partie 6 : la reprise du sport après accouchement

A – Quand reprendre les activités physiques ?

La plupart des modifications physiologiques et morphologiques induites par la grossesse persistent 4 à 6 semaines après l’accouchement. En l’absence de contre-indications médicales (césarienne, épisiotomie, incontinence urinaire), la reprise de l’activité physique ne doit pas être différée puisqu’aucune complication maternelle n’a été associée à la reprise de l’entraînement sportif. Si la reprise d’une activité physique doit toujours être progressive, certaines femmes vont pouvoir reprendre le sport plus rapidement que d’autres, parfois même dans les jours qui suivent l’accouchement (1).

B – Allaitement et activité physique

Chez une mère active, une perte de poids modérée pendant l’allaitement ne semble pas compromettre la prise de poids du nourrisson. S’il advient une baisse de sécrétion de lait maternel, elle est généralement imputable à une hydratation ou à une ration calorique maternelle insuffisante plutôt qu’à une activité physique trop importante.

Pour éviter les problèmes désagréables engendrés par l’engorgement mammaire, il est recommandé de programmer les tétées ou le tirage du lait avant l’exercice. Cette dernière recommandation devrait être appliquée avant tout exercice intensif car celui-ci peut être responsable d’une élévation du taux sanguin d’acide lactique et donc d’une acidité du lait maternel (1).

C – Dépression du postpartum

Les femmes qui ont eu une activité physique régulière pendant la grossesse, et l’ont poursuivie lors du troisième trimestre, sont moins fatiguées et manifestement plus énergiques dès le quatrième ou cinquième jour après l’accouchement (17). Le retour à une activité physique d’intensité adaptée et bien conduite été associée à une baisse de l’incidence de la dépression du post-partum (1).

D – Incontinence urinaire d’effort

Grossesse et accouchement peuvent être des facteurs d’apparition ou d’aggravation d’une incontinence urinaire d’effort, notamment chez la primipare. Parmi les différents facteurs de risque, l’apparition d’une incontinence dès le deuxième trimestre et la prise de poids supérieure à 13 kilogrammes sont souvent citées. La détection des troubles urinaires et leur prise en charge par une rééducation périnéale adaptée sont nécessaires avant toute reprise sportive. En cas d’épisiotomie ou de césarienne, la reprise du sport ne peut être envisagée dans les six semaines après l’accouchement et doit toujours être précédée d’une rééducation périnéale préventive parfaitement comprise (4).