Dossier : Nouvelle approche thérapeutique des tendinopathies d’Achille

Les 2 problématiques de l’enthèse

Deux problèmes majeurs peuvent survenir au niveau de l’enthèse :

  • La tendinopathie d’insertion, avec la nécessité d’établir un ratio entre l’atteinte tendineuse et l’atteinte osseuse qui va conditionner le traitement.
  • Le problème particulier des fissures partielles.

Avant tout, il convient de rappeler où se situe précisément l’enthèse et, de fait, la jonction téno-osseuse. Le tendon calcanéen ne s’implante que sur la moitié caudale de la face postérieure du calcanéum (Fig. 25).

Figure 25 – Enthèse à la partie caudale du calcanéum.

Ceci suppose 2 corolaires :

  • L’enthésopathie n’est réservée qu’à l’insertion du tendon sur la partie caudale du calcanéum et intègre les désinsertions partielles. Ceci va supposer une approche physiologique de la notion d’unité fonctionnelle téno-osseuse.
  • La partie craniale n’est pas concernée par l’enthésopathie, mais par la tendinopathie par conflit illustrée, par la pathologie de Haglund, et est l’émanation d’un conflit extrinsèque osseux du calcanéum avec participation fréquente de la bourse rétrocalcanéenne.

Il est important de comprendre la notion d’unité fonctionnelle ténoosseuse (Fig. 26) qui met en jeu 2 acteurs : le tendon et l’insertion osseuse corticale.

Permettons-nous, là aussi, une métaphore et comparons cela à un bateau qui s’amarre à un quai, la puissance du bateau étant le muscle, le tendon le bout, et l’os la bitte d’amarrage.

Figure 26 – Unité fonctionnelle téno-osseuse.