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Dossier : Orthèses ou attelles et médecine du sport

Les orthèses du membre inférieur

Si au niveau du membre supérieur ce sont les orthèses d’immobilisation qui dominent le marché, au niveau du membre inférieur la prescription d’orthèse est plus diversifiée.

 

Orthèses d’immobilisation

Les orthèses d’immobilisation sont fréquemment utilisées au niveau de la cheville et du genou. Il en existe un grand nombre. Les critères de choix sont nombreux. Il nous paraît important de choisir en fonction du service rendu et non de son prix et de son tarif de remboursement. Il est nécessaire que l’orthèse soit bien adaptée à l’anatomie du patient afin d’éviter les désagréments liés à un défaut d’immobilisation ou un manque de maintien de l’orthèse qui glisse le long du segment de membre.

 

Au niveau de la cheville, le choix de l’orthèse dépendra également de l’autorisation d’appui ou non, de la possibilité de se chausser et du caractère plus ou moins ciblé de l’immobilisation (immobilisation de la sous-talienne ou de la tibio-talienne ou des 2 articulations de la cheville).

 

Orthèses de contention

Les orthèses de contention sont, pour la plupart, sur la LPPR. Au niveau du genou, certaines présentent des renforts latéraux articulés. Cela n’apporte aucune amélioration en ce qui concerne l’effet compressif. Il est, de plus, improbable que ces orthèses aient une efficacité au niveau de la stabilisation latérale du genou. Leur seul intérêt (pour qui ?) est que leur base de remboursement est de 102,29 euros contre 24,46 pour les “simples” orthèses de contention.

 

Orthèses de stabilisation

Absence du LCA

Nous avons déjà évoqué la problématique des orthèses de stabilisation du genou. Il existe une vraie difficulté pour l’instabilité liée à l’absence du LCA. Leur objectif de remplacer par une résistance périphérique un ligament intra articulaire est difficilement soluble. Les résultats retrouvés dans la littérature sont contradictoires. Mais nous avons vu leur intérêt dans certaines indications. Il semble qu’il faille aujourd’hui privilégier les orthèses rigides aux orthèses souples (Fig. 10 et 11).

Au niveau de la rotule En ce qui concerne la rotule, la stabilisation ne s’intéresse qu’à la subluxation externe et ne s’intéresse pas au problème de l’engagement rotulien en cas de patella alta. La simple ouverture rotulienne est inefficace et de plus limite l’effet compressif de la contention. L’ajout d’un renfort externe de recentrage peut être un plus qui mérite d’être étudié. La chirurgie rotulienne étant loin d’être une chirurgie réglée, il s’agit d’un moyen complémentaire de la rééducation (Fig. 12).

Orthèses préventives ou correctrices

On trouve également de nombreuses orthèses préventives ou correctrices. Cela s’explique par la forte implication supposée de certains troubles morphostatiques dans la genèse des lésions microtraumatiques : varus ou valgus de l’arrière pied, genu varum… On trouve ainsi dans le catalogue des différents fabricants des semelles orthopédiques ou des talonnettes de simple surélévation du talon ou de correction.

 

Ces produits ne sont pas pris en charge par les tutelles sauf si elles sont intégrées dans des orthèses de contention (Fig.13).

Le tarif de responsabilité devient celui d’une orthèse de contention. Enfin certaines orthèses ont pour objectif de mettre en décharge le compartiment fémoro-tibial médial. Ces orthèses sont considérées comme des orthèses de stabilisation articulaire. Leur efficacité n’est, à ce jour, pas évaluée.