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Dossier : Nouvelle approche thérapeutique des tendinopathies d’Achille

Pourquoi les PRP dans le cadre d’une tendinopathie chronique ?

Le tendon n’échappe pas au principe général à tout tissu vivant soumis à un équilibre dynamique entre l’anabolisme et le catabolisme. En pathologie du sport, les facteurs cataboliques résultent d’une agression mécanique et vont, dans un second temps, générer la libération de cytokines pro-inflammatoires, de TNF alpha, d’interleukines 1, d’interleukines 6… En somme, toutes les cytokines connues dans les maladies inflammatoires et que l’on retrouve, à un degré moindre, dans la pathologie mécanique.

A contrario, on retrouve une tentation de réparation cellulaire, avec entre autres la libération de facteurs de croissance. Qui sont-ils ?

  • L’IGF (Insulin Growth Factor) présent dans la phase inflammatoire favorise la prolifération fibroblastique.
  • Le TGF bêta (Transforming Growth Factor) stimule la prolifération cellulaire et la synthèse de collagène. Un travail in vitro a montré l’efficacité du TGF bêta émis par les fibroblastes dans la production de collagène de type 1 intra tendineux, qui est le collagène physiologique du tendon.
  • Le FGF (Fibroblast Growth Factor) stimule l’angiogenèse lors de tout processus de cicatrisation.
  • Le PDGF (Platelet Derived Growth Factor) stimule la production de protéines et d’autres facteurs de croissance (parmi ceux-ci, le très important VEGF [Vascular Endothelial Growth Factor], sécrété pendant les phases prolifératives et qui stimule l’angiogenèse).

Quel est le vecteur de ces facteurs de croissance ? C’est le sang et, en particulier, les plaquettes, ce qui explique cette centrifugation sélective permettant de concentrer ces facteurs anaboliques. Néanmoins, de nombreuses inconnues persistent, et beaucoup de choses demandent encore à être élucidées, en particulier le fait que le tendon puisse recruter des cellules de la moelle osseuse et majorer la microcirculation. Qui plus est, toute agression du tendon, soit par peignage et scarification, soit par injection de sérum physiologique, va entraîner la capacité par ce même tendon de sécréter du TGF bêta.