Dossier : Nouvelle approche thérapeutique des tendinopathies d’Achille

Technique de préparation des PRP

De nombreux kits sont disponibles qui, loin de s’opposer, sont peut-être complémentaires dans la chronologie de cicatrisation du tendon.

Nous travaillons avec le système Zimmer Biomet, qui suppose une prise de 30 cc de sang que nous centrifugeons à 3 200 tours/minute pendant 15 minutes. On élimine le plasma par la tubulure jaune (Fig. 1) et on récupère le PRP par la tubulure rouge (Fig. 2).

Figure 1 – Élimination du plasma pauvre.

Figure 2 – Récupération du PRP par la tubulure rouge.

Les globules rouges, par le biais de membranes semi-osmotiques, sont sédimentés au fond du kit stérile. Le but de ces centrifugations sélectives de sang est d’apporter une biothérapie riche en facteurs de croissance qui, du fait de son caractère autologue, lui confère une parfaite biocompatibilité. Néanmoins, la technique étant peut-être galvaudée, il est nécessaire de la recadrer en précisant les indications et contre-indications en tenant compte de plusieurs facteurs. Les éléments de réflexions permettant d’optimiser les bonnes indications de l’injection de PRP reposent sur plusieurs problèmes :

1. En fonction de l’anatomopathologie : toutes les tendinopathies ne répondent pas à ce traitement.

2. En fonction du mode d’agression :

– S’agissant d’une agression intrinsèque de type sollicitation excentrique, l’indication des PRP est appropriée.

– S’agissant d’une agression extrinsèque, par frottement ou irritation par exemple, l’indication est plus mitigée.

3. Enfin, reste posé le problème très particulier de l’unité fonctionnelle téno-osseuse, qui va supposer :

– D’établir par imagerie un ratio entre l’atteinte tendineuse et l’atteinte osseuse.

– D’évoquer le problème très particulier des désinsertions partielles.