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Focus sur les atouts du tennis

Le tennis s’inscrit dans une dynamique d’activité sportive, et à ce titre, il apporte une multitude de bienfaits. Il a la particularité d’offrir des possibilités très variées de pratique, en fonction de l’âge, du niveau ou encore de la condition physique. Le Dr Jacques Parier (médecine physique, Paris) fait le point avec nous sur les atouts de ce sport pratiqué par plus d’un million de Français. 

À quel âge peut-on pratiquer le tennis ?
À tout âge ! On peut commencer tôt, le pratiquer longtemps et il s’adapte aux différents âges de la vie. Le baby-tennis (à partir de 3-4 ans) et le mini-tennis (à partir de 6 ans) en sont les parfaits exemples chez les jeunes enfants.
D’un point de vue locomoteur, on peut continuer à le pratiquer tardivement dans la vie. Seul bémol, nécessitant une technicité certaine et une bonne forme physique, il est plus difficile de débuter le tennis après 60 ans.

Quels sont les atouts de la pratique du tennis ?
Le tennis possède de nombreux atouts. Ce n’est pas simplement un sport, c’est également un jeu. Ce n’est pas une activité très agressive, car il n’y a pas de notion de vitesse comme pour certains sports de glisse, de contact ou certains sports collectifs tels que le rugby ou le handball. Moins “dangereux”, il induit moins de blessures sévères. C’est un sport qui est devenu abordable sur un plan financier et que l’on peut pratiquer toute l’année. C’est un sport complet, certes physique et technique, mais qui nécessite également concentration, maîtrise de soi, patience et tactique. Si l’on “joue” au tennis, c’est qu’il existe une part ludique source de plaisir, voire de passion.

Et en termes physiques ?
Au-delà de l’intérêt majeur d’une pratique sportive (santé, bien-être, contrôle du poids…), le tennis procure des bienfaits plus spécifiques. Il a longtemps été accusé d’induire un développement asymétrique, mais nous savons aujourd’hui que ce n’est pas le cas et qu’il permet un développement physique harmonieux, notamment au niveau de la colonne vertébrale. Il induit une meilleure coordination à la fois des membres supérieurs et des membres inférieurs. Il permet également d’améliorer son équilibre, son endurance, sa souplesse, sa vitesse, sa précision…
À noter qu’il est aujourd’hui pratiqué dans des ateliers “cancer”, pour aider les malades à se sentir mieux : moins de fatigue et de dépression, mais également pour limiter les récidives des cancers du sein.

Quels sont les risques ?
La pratique du tennis pose peu de problèmes (voir encadré).
Chez l’enfant et l’adolescent, une surveillance dépiste les maladies de croissance souvent en relation avec un surentraînement ou un défaut technique. Le “vrai risque” est potentiellement cardiovasculaire surtout après 50 ans, et une surveillance avec une visite médicale associée à un électrocardiogramme est indiquée. Des examens plus sophistiqués peuvent être nécessaires selon l’avis du cardiologue. Les accidents musculaires, articulaires ou tendineux se rencontrent plus volontiers chez les seniors.
Il est par contre possible de jouer au tennis avec une prothèse de hanche ou de genou, notamment sur terre battue, qui sollicite moins les articulations. 

Entretien du 22 février 2016.

Éviter les blessures

Comme pour toutes pratiques sportives, quelques recommandations sont utiles pour limiter les risques.
• Une préparation est nécessaire en cas de sédentarité (vélo, gymnastique).
• Échauffement avant le jeu et étirements réguliers restent incontournables.
• Le matériel doit être  adapté au joueur (raquette : poids, corde, équilibre).
• Il faut penser à s’hydrater régulièrement et même boire sans soif.
• Après 65 ans, il est conseillé d’adapter sa technique pour tenir compte de l’incontournable vieillissement de ses tendons, articulations…

Les deux blessures les plus fréquentes 

• Le tennis elbow : souffrance des tendons externes du coude (épicondyliens).
Difficile à éviter, il concernera un joueur sur trois au cours de sa vie de tennisman. Il est particulièrement consécutif à un changement de pratique trop rapide : matériel, puissance, technique, adversaire…

• Le tennis leg : claquage du mollet.
On l’appelle aussi “le coup de fouet de la quarantaine”.
Il est très fréquent vers 40 ans, mais peut être évité, limité, par des étirements et un travail régulier des muscles du mollet.