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Observations cliniques illustrées

Cas #01 : coureur de 20 ans ; rouleur-puncheur

Contexte

Ne confirme pas toute l’attente qu’il suscitait au vu de ses résultats sportifs au niveau amateur. Grandes difficultés à enchaîner les efforts, en particulier les courses à étapes, mais capable de bien se comporter sur des courses d’un jour.

TEBS

Le bilan prescrit en décembre 2013 montre une courbe en V fortement déviée vers la gauche (« hyporéactivité »), touchant en priorité les paramètres « Bleus » (Fig. 8). Ce profil, tout à fait évocateur d’une perturbation de l’axe endocrinien, sera confirmé par le dosage des hormones stéroïdiennes qui trouve une testostéronémie effondrée.

Figure 8 – Les TEBS pratiqués en décembre 2013 chez le coureur #01 (courbe en V) correspondant à une typologie « HypoBleu/HypoViolet ».

Évolution

Une légère amélioration du profil après 2 ans de suivi clinique est notée sur le bilan de contrôle pratiqué en novembre 2015. La comparaison des courbes présentées sous forme de rosace (Fig. 9) permet de visualiser plus facilement les variations, même minimes, de chacun des 53 paramètres au cours du temps. On constate toutefois que la typologie globale du profil reste inchangée. Le coureur a dû se résoudre à être pris en charge par un service spécialisé et mettre un terme à sa carrière.

Figure 9 – Évolution des profils entre le bilan initial (décembre 2014) (a) et le bilan de contrôle à 2 ans (novembre 2015) (b) chez le coureur #01 traité par les biomodulateurs du CEIA.

Cas #02 : coureur de 29 ans ; rouleur-sprinter

Contexte

Prescription d’un bilan systématique en avril 2012 chez un sportif présentant un asthme d’effort, sans antécédent cardiovasculaire notable.

TEBS

La courbe en V révèle un risque cardiovasculaire majeur, objectivé par la déviation très marquée des paramètres « Rouges » en « Hyper » associés aux paramètres « Verts » d’inflammation (Fig. 10).

Figure 10 – Les TEBS pratiqués en avril 2012 chez le coureur #02 correspondant à une typologie « HyperVert/HyperRouge ».

Évolution

Par rapport au profil initial, le bilan de contrôle effectué en décembre 2012 après 8 mois de traitement par les biomodulateurs du CEIA montre une nette régression des paramètres « Rouges » (Fig. 11). Après 2 ans de suivi, une normalisation du profil est obtenue chez ce coureur, à l’exception du Kunkel-phénol et du sulfate de manganèse qui restent encore déviés en « Hyper ». Cette association avec le test de Burstein (en troisième position sur la courbe en V) traduit souvent une hyperexcitabilité psychique, fréquemment présente chez ces sportifs de haut niveau.

Figure 11 – Évolution des profils du coureur #02 entre le bilan initial (avril 2012) (a) et les bilans de contrôle effectués après 8 mois (décembre 2012) (b) et 1 an (mai 2013) (c) de traitement par les biomodulateurs du CEIA.

Cas #03 : coureur de 32 ans ; rouleur-puncheur

Contexte

Méforme qui dure depuis plusieurs semaines sans aucune explication, sans symptôme évocateur autre qu’une fatigue inhabituelle.

TEBS

Ce qui est manifeste à première vue, c’est la déviation extrême de certains paramètres « Verts », comme l’acide chloranilique (au-delà de 4 écarts-types) et de l’acétate de cuivre (Fig. 12). Ces paramètres évoquent d’emblée une origine inflammatoire, sans dépression du système immunitaire, les paramètres « Bleus » restant globalement dans la zone de normalité, voire en position « Hyper ». Connaissant le loisir favori de ce coureur – la chasse -, le bilan a été complété par une sérologie de borréliose qui est revenue positive.

Figure 12 – Les TEBS prescrits en juillet 2011 chez le coureur #03 correspondant à une typologie « HyperVert/HyperRouge ».

Évolution

Après 3 semaines d’antibiothérapie, le coureur a retrouvé progressivement son coup de pédale. Sur le bilan de protéomique fonctionnelle prescrit à distance de l’épisode infectieux (décembre 2012), les stigmates du processus inflammatoire ont disparu, mais ont fait place à un profil de type « HypoVert » qui, après une saison cycliste longue et intense, peut être le révélateur d’un état de fatigue latent (Fig. 13).

Figure 13 – Les TEBS de contrôle (décembre 2012) chez le coureur #03 montrant un profil de typologie « HypoVert ».

Cas #04 : coureur de 23 ans ; rouleur-sprinter

Contexte

État de fatigue plus ou moins marquée, en lien avec des soucis d’ordre familiaux et personnels.

TEBS

Le bilan prescrit en décembre 2012 (Fig. 14) montre une courbe plutôt déviée en « Hypo », avec prédominance des paramètres « Bleus ». Ce profil « HypoBleu/HyperRouge », tout à fait caractéristique par le regroupement de la plupart des paramètres de la famille des immunoglobulines en position « Hypo » et des tests Burstein et Kunkel-Phénol nettement déviés en « Hyper », est d’autant plus révélateur qu’il n’était pas présent sur le bilan antérieur. Il traduit un état de fatigue avec une connotation psychique et une faiblesse de l’axe surrénalien dans un contexte d’hyperexcitabilité et d’idées fixes propre à la triade Burstein/Kunkel-phénol/sulfate de manganèse.

Figure 14 – Les TEBS du coureur #04 effectués en décembre 2012 montrant un profil de typologie « HypoBleu/HyperRouge ».

Évolution

Amélioration très rapide de l’état de fatigue après mise en route d’une thérapeutique de biomodulation ciblée. Le bilan de contrôle effectué un an plus tard ne détecte plus de typologie particulière et confirme un retour à la normale des tests « Rouges ». On note toutefois que la susceptibilité « asthénique » reste présente comme l’attestent les tests « Bleus » toujours déviés en position « Hypo », associés à une diminution du sulfate de dextrane (Fig. 15).

Figure 15 – Les TEBS de contrôle à un an (décembre 2013) du coureur #04 montrant une normalisation des paramètres « Rouges » après traitement par les biomodulateurs du CEIA.

Cas #05 : coureur de 20 ans ; rouleur

Contexte

Jeune coureur au talent prometteur qui brutalement sombre dans un état dépressif sévère sans aucun signe prémonitoire.

TEBS

Réalisé en décembre 2012 à l’occasion d’un stage, son premier bilan ne semble pas particulièrement perturbé en première analyse, si l’on s’en tient à la forme resserrée de la courbe autour de la zone de normalité (courbe en V initiale présentée à la figure 16). Toutefois, l’analyse par les algorithmes du CEIA fait apparaître un profil de typologie « HypoVert/HypoBleu/HyperRouge », avec comme caractéristiques, d’une part, une dissociation Burstein/Kunkel-phénol, qui compte tenu du contexte clinique, correspond plus à une hyperréactivité neuropsychique qu’à un trouble du métabolisme lipidique, et d’autre part, à une diminution des trois euglobulines alpha, bêta et gamma (aspect typique de « coiffe inversée ») qui témoigne d’une sidération de tout le système de défense. Ces perturbations sont clairement objectivées sur le tableau de synthèse élaboré par le CEIA pour la visualisation globale des résultats du bilan (Fig. 17). Les données de protéomique fonctionnelle fournies par le CEIA nous permettent ainsi de mieux cerner le tableau clinique présenté par ce coureur.

Figure 16 – Courbe initiale (décembre 2012) du coureur #05 caractérisée par un profil de typologie « HypoVert/HypoBleu/HyperRouge ».

Figure 17 – Présentation des TEBS (décembre 2012) du coureur #05 sous forme d’un tableau de synthèse des diverses composantes du profil.

Évolution

Le bilan effectué un an plus tard confirme les résultats antérieurs et semble indiquer une détérioration de ses capacités de défense (Fig. 18), malgré la mise en œuvre d’une thérapeutique adaptée. Malheureusement, ce cas a dû donner lieu à une prise en charge spécialisée, mais n’a pas permis au sportif de reprendre une activité de haut niveau.

Figure 18 – Évolution des scores des TEBS présentés sous forme de tableau de synthèse chez le coureur #05 après 1 an de suivi.

Pour terminer cette série d’observations, nous présentons deux exemples de suivi sur plusieurs années correspondant à des tableaux cliniques plus complexes, associant dans le temps plusieurs pathologies.

Cas #06 : coureur de 25 ans ; rouleur

Contexte

Se plaint régulièrement d’une fessalgie droite d’allure mécanique qui s’accentue à l’effort, évocatrice d’un syndrome pyramidal. Les explorations habituelles et l’imagerie n’ont pu confirmer l’irritation de la racine S1, ce qui a conduit à rechercher et confirmer une endofibrose de l’artère iliaque. Le coureur sera opéré en fin de saison 2009 ; l’histologie confirmera le diagnostic.

TEBS

Le premier bilan réalisé en février 2009 paraît cohérent avec la symptomatologie clinique puisque nous mettons en évidence sur un profil globalement peu dévié (Fig. 19) une augmentation des bêta-globulines, du cétavlon et du MES, témoins d’une souffrance vasculaire à composante inflammatoire. À noter sur cette courbe la position des tests lipidiques en position « Hypo », ce qui paraît logique dans le cadre d’une endofibrose dont l’origine est totalement mécanique.

Figure 19 – TEBS du coureur #06 effectués en février 2009 caractérisés par une typologie « HypoRouge ».

Évolution

Malgré l’intervention vasculaire, le coureur a toujours continué à se plaindre de la fesse droite. Un EMG et une IRM pratiqués en 2013 ont confirmé le conflit S1 à droite. Le bilan réalisé en fin de Tour de France 2013 (Fig. 20) montre toujours des paramètres de la douleur élevés (bêta-globuline, MES, cétavlon), mais cette fois associés à une migration des tests lipidiques, notamment le Kunkel-phénol, en « Hyper ».
Le traitement médical associant antalgiques et médecines non conventionnelles (biomodulateurs du CEIA, acupuncture) complété par du renforcement musculaire permet au coureur de réaliser une saison correcte.
Une récidive d’endofibrose de l’artère iliaque est discutée et éliminée après un nouvel angioscanner post effort. Une IRM fonctionnelle est réalisée à Zurich qui met en évidence une déshydratation du disque L5-S1 et une protrusion du disque L5. Le coureur finit par accepter de se faire infiltrer sous écran de contrôle. La symptomatologie s’améliore nettement. La courbe de novembre 2014 l’atteste (Fig. 21), en particulier les tests inflammatoires verts ont régressé, mais les bêta-globulines et les tests « Rouges » restent élevés, montrant que le conflit est toujours présent.
Dans un contexte de fatigue de fin de saison, un nouveau bilan est prescrit en novembre 2015 (Fig. 22) dont la typologie « HypoVert/HyperRouge/HyperViolet », identique à celui pratiqué un an plus tôt, est assez typique d’un état d’asthénie lié à la pratique intensive du sport. Des tests « Verts » (surtout les paramètres « acides ») déviés en « Hypo » vont avec un état quasi dépressif réactionnel, une coiffe inversée avec les euglobulines abaissées reflète un système de défense sapé, des tests « Bleus » en « Hypo » témoignent de l’hyper-sollicitation de l’axe surrénalien. La présence des paramètres « Rouges » nettement déviés en « Hyper », notamment Kunkel-phénol, Burstein et sulfate de manganèse, doit nous inciter à surveiller ce coureur à la fois du point de vue neurologique (douleur névralgique), voire psychique, mais également métabolique, compte tenu de ses antécédents vasculaires.

Figure 20 – TEBS du coureur #06 effectués à la fin du Tour de France (Juillet 2013) sans typologie particulière, mais caractéristiques par la migration de paramètres « Verts » en lien avec la douleur.

Figure 21 – TEBS du coureur #06 prescrits en novembre 2014 montrant un profil de typologie « HypoVert/HyperRouge/HyperViolet ».

Figure 22 – TEBS du coureur #06 prescrits en novembre 2015 montrant un profil de typologie « HypoVert/HyperRouge/HyperViolet ».

Cas #07 : coureur de 27 ans ; rouleur

Contexte

Hernie discale L5 opérée en 2005. Le coureur se plaint régulièrement d’une sciatalgie droite, révélée surtout après des efforts prolongés (course à étapes) qui réagit bien au traitement par acupuncture.

TEBS

Bien qu’il s’agisse d’un coureur cycliste de haut niveau, son premier bilan réalisé en février 2009 montre un protéome fortement perturbé impliquant les quatre familles de paramètres (Fig. 23). Son profil associe une déviation en « Hyper » des paramètres « Rouges », accompagnés de plusieurs tests « Verts » et d’une augmentation des α1-globulines, compatibles avec une irritation neuro-vasculaire. Ce qui attire aussi l’attention, ce sont les paramètres « Bleus » déviés en « Hypo », souvent évocateurs d’une faiblesse endocrinienne. Celle-ci sera confirmée par les dosages classiques qui mettent en évidence une hypothyroïdie fruste.

Figure 23 – Courbe initiale du coureur #07 (février 2009) montrant un profil fortement perturbé de typologie « HypoBleu/HypoViolet/HyperVert/HyperRouge ».

Évolution

L’instauration d’un traitement à base de biomodulateurs du bilan CEIA et de L-thyroxine à doses filées s’avère bénéfique pour le versant endocrinien comme l’atteste le bilan de contrôle effectué 6 mois plus tard (Fig. 24).
Les analyses de protéomique du CEIA, prescrites à intervalles réguliers (9 bilans en 6 ans chez ce coureur), montrent la persistance des tests « Rouges » en « Hyper » et donc une certaine prédisposition aux pathologies neuro-vasculaires. Sur les premiers bilans, la présence de plusieurs paramètres « Violets » en « Hypo », souvent associés à des troubles de la perméabilité intestinale, paraît logique, compte tenu des symptômes digestifs présentés par ce coureur, à type de ballonnements, pesanteurs post-prandiales, aigreurs d’estomac associés à une fatigabilité excessive. La biomodulation proposée : Mentha piperita, Hepatica triloba, en complément d’un soutien organothérapique intestin/foie a amélioré la symptomatologie. Une intolérance alimentaire de type III au gluten et aux œufs a été découverte à cette occasion. L’exclusion de ces aliments a réglé le problème. Une certaine faiblesse du système immunitaire digestive est néanmoins toujours présente, comme l’attestent les tests à l’acide disulfonique et à l’acide silicotungstique, nettement déviés en « Hypo » (Fig. 25).

Figure 24 – Évolution des TEBS entre le bilan initial (février 2009) (a) et le bilan de contrôle à 6 mois (août 2009) (b) chez le coureur #07 traité par les biomodulateurs du CEIA.

Figure 25 – Dernier bilan de contrôle du coureur #07 effectué en février 2015 montrant un profil de typologie « HypoBleu/HypoVert/HyperRouge ».