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Sport et tabagisme : une association délétère

Pr Daniel Thomas (Département de cardiologie médicale, Institut de cardiologie, Groupe hospitalier Pitié-Salpêtrière, Paris)

“Sport” et “tabagisme” sont clairement antinomiques. La prévalence du tabagisme chez les sportifs est inférieure à celle de la population générale, mais compte tenu, d’une part, des risques majeurs pour la santé liés à ce facteur d’autre part, de l’impact sur le confort de la pratique sportive et sur les performances, ce sujet doit être systématiquement abordé avec les sportifs. Les sportifs doivent être clairement informés des risques du tabagisme liés à la pratique sportive, et une aide concrète doit être proposée aux fumeurs pour sortir de cette dépendance.

À l’inverse, chez les sujets sédentaires fumeurs, proposer une activité physique pourrait constituer une aide dans les programmes de sevrage, au moins pour limiter le syndrome de sevrage, le craving, les affects négatifs et la prise de poids à l’arrêt du tabac. Les “produits du tabac non fumés”, en particulier le “snus”, une poudre de tabac humide généralement placée entre la gencive et la lèvre supérieure, émergent dans certaines activités sportives : ils sont à déconseiller et posent le problème d’une assimilation à un dopage de ce mode d’apport en nicotine. Le passage à la cigarette électronique, lorsqu’il a été choisi par un sportif fumeur pour sortir du tabac, ne doit pas être découragé, mais accompagné.

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